Balinais
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Caractéristiques
Région :flag_US.gif États-Unis
Taille :Moyenne
Poids :3 à 5 kg
Poil :Mi-long
Robe :Blanc et clair
Tete :Triangulaire
Yeux :Forme orientale
Oreilles :Grandes et larges
Queue :Longue et fine
Caractère :joueur, extraverti et actif[
Nomenclature F.C.I.
Groupe 0
Section 0

Présentation :

Le balinais est la variété à poils mi-longs du siamois. Leur histoire est donc identique jusque dans les années 1950.

Diverses légendes racontent que ces chats aux extrémités colorées étaient des chats sacrés des temples, d%u2019autres qu%u2019ils étaient élevés en Thaïlande sous la supervision du roi du Siam[1] ou encore qu%u2019ils furent présentés aux anglais comme des chats sacrés afin qu%u2019on ne leur volent pas leurs véritables chats porte-bonheur, les Khao Manee[2].

Ce sont les anglais qui importèrent ces chats en Europe dès la fin du XIXe siècle. Ils étaient déjà présentés en exposition à Londres dès 1881[3]. Ce chat très exotique captiva rapidement les anglais qui l%u2019appréciaient beaucoup. De 1930 à 1954, le nombre de couleurs acceptées chez le siamois augmenta considérablement, passant du seul seal point à bleu, lilas et chocolat point[3].

Une trace d%u2019un siamois à poils mi-long a été trouvée datant de 1928[4]. Il est vraisemblable qu%u2019il s%u2019agisse d%u2019une mutation génétique spontanée car des chatons au poil mi-long apparaissaient en effet naturellement parmi les portées de siamois[4]. Ces chatons étaient écartés des circuits de reproduction car ils ne correspondaient pas au standard de la race[4]. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux siamois furent importés aux États-Unis. C%u2019était une des races les plus populaires avec le persan [4]. Ce sont d%u2019ailleurs deux éleveuses de siamois américaines qui lancèrent l%u2019élevage de ce siamois au poil mi-long. Elles sélectionnèrent les chatons au poil mi-long naissant dans leurs portées et donnèrent le nom de balinais à ces chats[4]. En effet, leur allure leur faisait penser à celle des danseuses de Bali [4].

Plusieurs éleveurs de balinais travaillèrent à la reconnaissance de la race en faisant de nombreuses expositions[4]. La TICA et la CFA acceptèrent le balinais comme une race à part en 1970, la FIFé en 1972 et le LOOF en 1983[5].

Les années 1980 furent consacrées à affiner la silhouette du balinais. En effet, le siamois avait déjà beaucoup évolué et s%u2019était considérablement affiné, passant du type traditionnel (actuellement connu sous le nom de Thaï) au type moderne[4]. Afin que le même changement s%u2019opère chez le balinais, les éleveurs eurent recourt à des croisements entre siamois et balinais[4]. Les chatons au poil court naissant de ces mariages sont dits « variants » [4].

Balinais tabby point dont on peut voir la queue bien fournieAvec l%u2019apparition de nombreuses autres races au court des vingt dernières années, la popularité du balinais déclina. En 2008, il était encore rare en France où il ne représente que 0.08 % du total des chats de race. Entre 2003 et 2008, le LOOF enregistra moins de 20 nouvelles naissances chaque année. En Angleterre, la GCCF recense une moyenne de 172 naissances de balinais pour un total de 30.000 naissances de chats de race par an depuis 1997.


Les chats orientaux tel que le balinais semblent également plus touchés que d'autres races par l'amyloïdose[16]. Cette maladie entraine une insuffisance rénale chronique à terme engendrant la mort de l'animal[16]. Les chats atteints meurent généralement avant 5 ans, à 3½ ans en moyenne[16]. Cette pathologie n'a été découverte que récemment chez le chat et aucune étude génétique n'a encore été réalisée afin de connaître le mode de transmission de la maladie[16]. Une analyse des pedigrees montre toutefois qu'elle serait héréditaire[16].

Les symptômes se traduisent par des diarrhées qui peuvent être accompagnées par un état d'abattement et un refus de s'alimenter. Il n'existe aucun traitement pour soigner la maladie, uniquement ses symptômes. Le but étant d'éviter les inflammations et de freiner la progression de l'insuffisance rénale. En cas d'anémie, les vétérinaires peuvent également avoir recourt à des transfusions. A l'heure actuelle, les vétérinaires recommandent une autopsie de tous les chats siamois et apparentés morts de façon inexpliquée afin de mieux comprendre la maladie.